Tous les matins, Yves Thréard , éditorialiste bien connu, livre son « analyse politique » sur les ondes d’Europe 1.

Régulièrement, il nous livre ses impressions sur son blog du Figaro, sur BFM, LCI, France Inter …

Ce matin, donc, M. Thréard nous affirme que la Gauche parle du travail mais oublie les chômeurs.

Il commence ainsi :

De Mélenchon à Macron en passant par les candidats à la primaire du PS, les mot « travail » et « feuille de paie » reviennent comme des leitmotivs.

Rappelons d’abord qu’il n’y a qu’un éditorialiste de droite pour considérer que Emmanuel Macron puisse être de gauche. Lui-même ne le dit pas mais passons.

Dans son édito, il parle de ces candidats de gauche qui parlent des minorités, des problèmes de paie, des ouvriers. Il se met du coup, au niveau des chômeurs, dont, selon lui, personne ne parle à gauche. Et surtout pas Benoît Hamon qui prépare même au chômage de masse en proposant un revenu de base.

Avec une certaine mauvaise foi, il assène enfin la vérité :

Ignorer les chômeurs, c’est la preuve que la gauche n’a pas encore compris que le travail est dans la création et non dans le partage des richesses.

Yves Thréard a tout faux ?

De son point de vue, il n’a pas tort. Mais uniquement si l’on considère que les solutions contre le chômage sont : la baisse des charges, l’augmentation de la flexibilité, la réduction des droits du travail, solutions testées depuis des lustres avec le résultat que l’on sait. On attend toujours le million d’emplois créés par les promesses de M. Gattaz.

Ceci étant, si on se place un peu plus à gauche de M. Thréard, on aura aucun problème pour penser que tous les candidats ont des solutions plus ou moilns éloignées de celles citées juste avant.

Réduire le temps de travail, faire de la politique de la demande, des grands travaux etc… sont des propositions qui doivent réduire le chômage. Quant au revenu de base (à partir d’un certain niveau minimal, voir notre article ici : http://newsdegauche.fr/revenudebase/ ), quoiqu’en dise notre éditorialiste, il ne créera pas un chômage de masse mais améliorera grandement le quotidien de ces chômeurs.

Bref, ce n’est pas que la gauche oublie de parler du chômage, c’est que la gauche ne parle pas du chômage comme M. Thréard le souhaiterait.

Crédit photo : Le Figaro