Le Canada a du mal à accepter les contraintes imposées par le CETA. Car oui, des deux côtés de l’Atlantique, on a des oppositions sur le traité mais ce n’est pas le même fromage.

Fromage

CETA – un délai pour Macron ?

Car le CETA va supprimer les contraintes liées à l’importation de fromages européens dans la belle contrée. C’est CBC News qui révèle la nouvelle difficulté d’application de l’accord autour du fromage.

Alors que celui-ci devait permettre d’exporter 17.700 tonnes supplémentaires de nos fromages (dont 1700 de fromage industriel, ce qui laisse 16.000 tonnes de fromage traditionnel), les canadiens proposeraient de limiter les quotas à 7.000 tonnes. Les 11.000 tonnes restantes passant par les industriels canadiens. Le risque étant que ceux-ci pourraient appliquer des marges importantes qui ressembleraient à des taxes douanières cachées.

Le traité devait être effectif au 1er juillet 2017 mais ces discussions pourraient le retarder. Cela permettra peut-être à Emmanuel Macron d’avoir le temps de mettre en place la commission d’analyse du traité dont il a fait la promesse pendant sa campagne.

Comme le dit l’ancien ministre canadien Tony Clement :

On en revient toujours au fromage, n’est ce pas ?

Mais il rajoute : un accord est un accord, mettons le en place.