Mercredi, les députés européens seront donc appelés à se prononcer sur la mise en oeuvre du CETA.

Si cela devait être le cas, l’accord d’échange commerciaux entre l’Europe et le Canada (CETA) pourrait commencer à entrer en action dès le mois d’avril avec toutes les conséquences que l’on a déjà détaillées dans nos pages ou sur le site de Stop-TTIP. L’association a en effet pu déposer une pétition signée par 3.5 millions d’européens demandant à leurs députés de renoncer à approuver ce contrat bilatéral.

Après les manifestations diverses partout en Europe, les pétitions de citoyens ou d’association, il ne reste plus aux députés qu’à se prononcer. Malheureusement, à l’heure actuelle, seuls environ 150 députés ont annoncé qu’ils allaient voter contre. 150 sur 751, c’est peu à la veille de ce scrutin.

 

Stop-TTIP a mis en ligne un outil pour permettre à tous de contacter leur député en lui demandant de se prononcer. C’est le CETA-Check :CETA

Le CETA est anticonstitutionnel

Malgré l’avertissement lancé par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme qui a considéré que le CETA sacrifait les droits de l’Homme aux intérêts commerciaux, le gouvernement n’a fait aucun geste.

Récemment, plusieurs organismes ont déclaré le CETA anticonstitutionnel en France : Foodwatch, Veblen ou la fondation Hulot reprenant entre autres les conclusions de la CNCDH dans un article publié ici : Le-CETA-n-est-toujours-pas-compatible-avec-la-Constitution-francaise

Nous verrons donc demain si les députés européens sont conscients des risques qu’ils font prendre à la population européenne et ce, sans respecter l’avis de la population européenne.

 

Crédit photo : Copié écran site stop-TTIP