Ce jeudi 6 avril, Jean-Christophe Cambadélis  a publié dans un communiqué de presse du PS les décisions prises suite aux désistements de membres du PS pour Macron.

Voici le communiqué, in extenso :

  • 1. J’appelle à l’unité des socialistes derrière le candidat issu de la Primaire et validé par la convention nationale : Benoît Hamon ;
  • 2. Je retire le statut de membre du Bureau national à tous ceux qui ont soutenu ou appellent à voter Emmanuel Macron. Ils seront remplacés ;
  • 3. J’interdis toute double appartenance conformément aux statuts. Aux élections législatives, une signature d’engagement d’affiliation au groupe socialiste sera requise. En cas de refus, un candidat socialiste sera désigné ;
  • 4. Je retire l’investiture à ceux qui ont adhéré à en « En Marche » ou parrainé un autre candidat que Benoît Hamon et, s’ils se maintenaient face aux candidats soutenus par le Parti socialiste, ils seraient exclus ;
  • 5. Je demande à la Commission Nationale des Conflits (CNC) de se saisir des cas de ceux qui appellent à voter pour un autre candidat que celui issu de la Primaire.

 

1 – Cambadélis rappelle aux membres du PS leur engagement derrière la candidature de Benoît Hamon

2 – Il remplace les membres du BN qui soutiennent Emmanuel Macron, on pourra relever par exemple :

  • Gérard Collomb
  • Daniel Vaillant
  • Malek Boutih

3 – Interdire la double appartenance est inscrit dans les statuts, il n’y a là qu’un rappel de ceux-ci.

4 – La mesure la plus importante : le retrait d’investiture aux législatives. Comme Emmanuel Macron ne donnera pas forcément cette investiture à ceux qui le rejoignent sous peine de parjure (voir les cinq règles de candidature sur le site de En Marche ainsi que les premiers investis)

5 – Saisie de la CNC. C’est en fait la seule option disponible pour le premier secrétaire. Les statuts sont en effet clairs, pour pouvoir exclure ou prendre des sanctions, c’est la Commission Nationale des Conflits qui doit statuer.

Conclusion

De fait, Jean-Christophe Cambadélis, dans ce communiqué de presse du PS, est assez ferme. En tout cas, il l’est au maximum de ses capacités statutaires. Cela arrive probablement assez tard car il aurait dû faire ces précisions dès la nomination de Benoît Hamon en janvier.

Attendons la réaction des personnalités concernées qui devraient arriver dans la journée.