Alors que Benoît Hamon se prépare pour sa soirée électorale, que Jean-Luc Mélenchon se prépare pour son meeting en duplex holographique du 5 février et que Yannick Jadot cherche des soutiens, Gérard Filoche tente de mobiliser autour de l’idée de rassemblement.

Il faut reconnaître que c’est probablement la meilleure solution pour espérer être au second tour de la présidentielle et obtenir des députés aux législatives.rassemblement

Il faut aussi reconnaître que ce sont de fortes personnalités mais aussi que les appareils qui les soutiennent ont une certaine inertie.

Faire admettre au PS qu’il doit s’allier sans être le patron, voire même sans avoir son candidat pour la présidentielle semble éléphantesque. Du côté de la France Insoumise, envisager la possibilité apparaît plus ouvert autant que chez M. Jadot.

Il faudra aussi compter avec le reste des forces constituées par le Front de Gauche mais ne pas réitérer la catastrophe du Front de Gauche de 2012.

La difficulté sera donc de peser chacune des forces avant de négocier. Le PS doit analyser combien de ses militants vont voter pour Hamon s’il gagne ce soir et combien vont rejoindre Macron. Du côté Mélenchon, il faudra vérifier aussi combien de sympathisants préféreront rejoindre Hamon. Du côté Jadot, la question des parrainages est toujours d’actualité.

Il semble donc que ce rassemblement demandé par Gérard Filoche arrive trop tôt dans la campagne. Il conviendrait de laisser deux ou trois semaines à tous ces protagonistes pour leur donner l’occasion de se compter. La négociation finale n’en sera que simplifiée.

Mais le 5 février, c’est seulement 5 jours après le second tour de la BAP. Trop peu pour avoir une vraie idée de ce qui va se passer, ça risque d’être un peu trop tôt.

 

Crédit photo : Gérard Filoche