La réquisition est donc tombée contre Cédric Herrou, ce seront huit mois avec sursis.

Mise à jour du 6 janvier : Pierre-Alain Mannoni a été relaxé par ce même tribunal de Nice. Il était poursuivi pour avoir aidé trois migrantes érythréennes. Le tribunal a considéré qu’il avait agi pour la dignité des personnes alors que le procureur avait requis 6 mois avec sursis.

L’agriculteur qui produit des olives et des œufs dans la vallée de la Roya (dans le Mercantour) est ainsi jugé pour avoir aidé des migrants à passer la frontière.Cédric Herrou

Le délit pouvait être puni d’une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison ferme, on sent donc chez le procureur une volonté d’apaisement même s’il a regretté l’utilisation de l’affaire comme une « tribune politique ».

Les faits principaux qui sont reprochés à Cédric Herrou sont d’avoir installé sans autorisation une cinquantaine d’érythréens dans un gite de vacances inutilisé par la SNCF.

Actuellement, il a reconnu héberger trois mineurs chez lui et, au total, une trentaine chez des particuliers de la région. Il avait déjà été poursuivi, sans suite, pour avoir accompagné des érythréennes. Et comme il le dit lui-même, le problème continuera, condamnation ou pas.

L’agriculteur et son association Roya Citoyenne, bénéficient de nombreux soutiens sur les réseaux sociaux qui se sont mobilisés sur Facebook et Twitter comme celui de Pierre Laurent ou de Olivier Besancenot :

Cédric Herrou s’est défendu d’être un bénévole qui se sacrifie :

« Ce que je fais n’est pas un sacrifice, c’est un honneur »

Le jugement sera rendu le 10 février.

Pour finir, un peu de « moment Meurice » sur le sujet :

Crédit photo : AFP/L’Express/Google maps