Plus de 8 ans après avoir été mis en examen car suspect d’avoir monté une cellule terroriste selon le procureur Jean-Claude Marin, le plus célèbre des habitants de Tarnac n’est donc pas un terroriste. Définitivement.

C’est la cour de cassation, qui siégeait mi-décembre qui a rendu hier son verdict en écartant ainsi définitivement la qualification de terrorisme.

Rappel de 8 ans de faits et d’acharnement autour d’un groupe de coupables potentielsjulien coupat

Le groupe de Tarnac est, dès novembre 2008, suspecté d’avoir pratiqué un acte terroriste en avril de cette même année : le sabotage d’une caténaire de TGV. Malgré un dossier sans aucune preuve, les neuf prévenus sont mis en détention puis libérés sauf Julien Coupat, présumé chef du groupe terroriste.

Julien Coupat sera libéré en mai 2009 après plusieurs interventions du juge des libertés, chaque fois retoquées par le parquet. Le procureur Jean-Claude Marin soumet cependant cette libération à moultes contraintes dont le contrôle judiciaire et l’interdiction de communiquer.

Malgré la revendication du sabotage par un groupe allemand, ce seront donc 8 ans d’acharnement judiciaire et de vexations contre un groupe de jeunes gens très à gauche, vivant en marge des habitudes de notre bonne société qui auront été balayées par la cour de cassation ce 10 janvier 2017.

Crédit photo : Par Fourgeaudg — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,  et serpent libertaire