Dans un article du 22 juillet, l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Environnement, Travail) annonce lancer un appel d’offres  pour la réalisation d’études sur le potentiel cancérogène du glyphosate.

Un groupe d’expert réuni autour du sujet controversé à établi un cahier des charges précis pour cet appel d’offres.

Le cahier des charges est reproduit ici :

https://www.anses.fr/fr/system/files/PHYTO2018SA0078Ra.pdf

Glyphosate

Trois types de tests pourront être réalisés :

  • Des tests in vitro visant à étudier sur des cellules humaines et animales, les effets qui pourraient être liés à un stress cellulaire suite à une exposition au glyphosate. Ces tests pourraient permettre d’identifier les voies moléculaires impliquées dans la réponse cellulaire. Les résultats permettront de mieux interpréter les autres tests recommandés et d’expliquer les résultats contradictoires observés dans la littérature.
  • Un test des comètes in vivo chez le rat et la souris (estomac, intestin, foie, rein et pancréas), couplé à un test du micronoyau. Ces tests, qui mesurent les dommages causés à l’ADN, devraient permettre de clarifier le potentiel génotoxique du glyphosate. Les résultats viendront compléter les études déjà disponibles, ainsi que celles réalisées par le Programme national de toxicologie américain (National Toxicology Program).
  • Un test de transformation cellulaire couplé à la méthode « Transformics », méthode qui utilise la transcriptomique (étude et analyse de la transcription du génome). Ces tests pourraient permettre d’identifier in vitro les éventuels modes et mécanismes d’action cancérogène du glyphosate

L’Anses précise aussi que ces études devront être conduites par des équipes de recherche indépendantes et dans les conditions rigoureuses d’expérimentation et de traçabilité.