Dans un article du 30 mai, le célèbre institut lié à l’université de Stanford égrène les raisons menant à l’abandon des accords de Paris signés lors de la COP21.

L’institut conseille à Donald Trump de se préparer à étayer sa décision, que ce soit au niveau scientifique comme au niveau politique.

Pourquoi les accords de Paris sont ils mauvais selon Hoover ?

  1. Le faible rendement du solaire et de l’éolien et l’impossibilité de stocker son énergie produite. Et avec 1% de la production mondiale, ce serait inutile de se fatiguer à travailler dessus. De plus, la production de cette énergie renouvelable est fortement liée aux subventions américaines. Hoover ajoute que sans ces subventions, ce serait impossible de produire ces énergies.
  2. Le coût environnemental du solaire et de l’éolien serait énorme. La pose de panneaux solaires dans des champs est une pollution thermique, les vibrations produites par les éoliennes tueraient des oiseaux, l’extraction des minéraux nécessaires à la construction de ces produits est catastrophique.
  3. Compte tenu de leur rendement et de leur faible coût d’accès, le charbon, le pétrole, le gaz restent les piliers de l’énergie mondiale. Les recherches sur la réduction de leurs coûts environnementaux sont en net progrès et, enfin, il faut autant de main d’oeuvre pour produire le gaz et le charbon que pour l’éolien et le solaire. Donc, à quantité équivalente d’énergie produite : beaucoup moins.
  4. L’Inde, le Japon, la Chine et même l’Allemagne prévoient d’augmenter leur production de charbon. Il vaut mieux travailler à améliorer les pollutions produites par le charbon très rentable que de chercher des sources renouvelables peu rentables.
  5. La recherche dans les renouvelables est inefficace, sinon les investissements seraient bien plus massifs (sic!)
  6. Le réchauffement climatique n’est pas forcément lié à la production d’énergie fossile. Hoover avance, par exemple, que la fonte des glaces arctiques provient de volcans sous-marins.
  7. L’analyse des niveaux de CO2 depuis onze milles ans n’établit pas de corrélation avec la température globale.
  8. Selon l’auteur de l’article, Richard Epstein, le rôle des forces naturelles dans la conduite du changement de température est systématiquement sous –estimé.
  9. Économiquement, donc, les accords de Paris entraîneraient des milliards de dollars de dépenses inutiles.

 

On le voit, la vision de Richard Epstein est fortement liée au coût primaire des accords de Paris pour les Etats-Unis. Mais le chercheur en droit (et pas en écologie) oublie largement de se projeter à plus long terme. Pour lui, les énergies fossiles, ça marche et c’est rentable. Donc pas besoin d’investir dans l’écologie. Et comme on n’investit pas dans l’écologie, ça montre que ce n’est pas rentable. Le serpent s’étant mordu la queue, on peut partir la tête haute.

Donald Trump doit annoncer ce 1er juin à 15h (21h en France) quelle est sa position concernant la poursuite de l’engagement des Etats-Unis dans les accords de Paris. Nous verrons sa décision mais ce « Make america great again » n’est pas de nature à rassurer.

Crédit photo : Site internet de l’institut Hoover