Il a l’air d’un inconnu pour nos media qui le voient arriver.

Pourtant François Asselineau n’est ni un nouvel arrivant, ni un poids léger du web et des réseaux sociaux.

Lors de sa conférence de presse dans son siège social, le candidat l’Union Populaire Républicaine a ainsi annoncé sa candidature officielle. En effet, le Conseil Constitutionnel a validé hier 524 parrainages dans 80 départements.

Qui est donc François Asselineau ?

Diplômé d’HEC, énarque puis haut fonctionnaire, il a pu travailler dans plusieurs administrations et ministères. Il se dit aujourd’hui « Inspecteur général des finances et professeur dans plusieurs écoles de commerce« .

Politiquement, il se dit gaulliste. Il a été membre de cabinets ministériels (Longuet, Panafieu, de Charette) ou conseiller de Pasqua avant de rentrer en politique aux côtés de ce même Charles Pasqua et de Philippe de Villiers. Il a aussi fait partie de l’UMP de 2004 à 2006 alors qu’il est conseiller de Paris. En 2007, il décide de porter seul son projet en créant l’ UPR, considérant .

Ce projet repose sur une notion fondamentale : la sortie de l’Europe, le « Frexit ».

Le projet de l’UPR et de François Asselineau

 

L’UPR compte officiellement 17.117 adhérents (au moment de la rédaction de cet article) et présente un programme qui se dit conforme aux « jours heureux », le programme élaboré par le Conseil National de la Résistance.

Ce programme est le même depuis toujours, François Asselineau établissant que les responsables de la situation actuelle sont l’Europe, l’ OTAN ou les banques :

Cela impose en premier lieu de dénoncer juridiquement les traités européens, de sortir de l’UE et de l’euro, de sortir de l’OTAN et de soustraire l’économie, les services publics et les médias à la mainmise des féodalités privées.

De gauche, de droite ?

Ni l’un ni l’autre selon François Asselineau. Pourtant, c’est un programme souverainiste souhaitant sortir de l’Europe et revenir au franc. Par d’autres côtés, il souhaite « rétablir la démocratie » en faisant de profondes modifications constitutionnelles.

Le programme du CNR était de gauche, celui de l’UPR ?

Certes, il propose des nationalisations : TF1, TDF, Veolia, Vivendi, les autoroutes, EDF, GDF, France Telecom. Evidemment, elles ne pourraient être faites au sein de l’Europe et la constitution doit être modifiée pour cela.

Il remonte le SMIC à 1500 € bruts par mois (1480 € en janvier 2017), construit 80.000 logements sociaux, relance le syndicalisme français …

A priori donc, un programme qui serait même plutôt d’extrême gauche, sorte de rapprochement entre les programmes de Arthaud et de Le Pen.

Une force du web ?

Le discours de François Asselineau apparaît assez agressif envers les autres candidats, complotiste par certains côtés (allant jusqu’à analyser l’action américaine sur la construction de l’Euro) , il se dit méprisé par les médias.

En tout cas, il sait se servir des réseaux. Sa présence sur le web est importante et sa connaissance des réseaux sociaux, des principes de trollage, des forums … l’ont rendu inratable. Le site de l’UPR est classé 1500ème par Alexa. En comparaison, celui du PS est 22.000ème, celui de LR 17.000ème et celui du FN 2000éme.

Sa campagne pour la présidentielle

On va donc apprendre à connaître François Asselineau puisqu’il est donc officiellement candidat. Il va ainsi bénéficier du temps de parole dévolu à tous les candidats. Patrick Cohen, qui avait dit il y a quelques jours, lors d’une matinale :

« Bof, moi il me manque pas »

devra peut-être changer sa grille de programme.