Alors qu’Amnesty International vient d’annoncer que la Chine conserve la première place en terme de nombre d’exécutions, en Arkansas, 8 peines de mort sont reportées.

Dans son dernier rapport, Amnesty International fait le décompte macabre des exécutions suite à des prononcés de peines de mort dans le monde.

Au total, 1032 exécutions « légales » ont été répertoriées par l’organisme dans 23 pays hors Chine.

Plus de la moitié de ces exécutions ont eu lieu en Irank suivi par le Pakistan, l’Irak et l’Arabie Saoudite.

Toujours selon Amnesty, la Chine aurait procédé à plus de 1000 exécutions l’an dernier. Malheureusement, la Chine et d’autres pays comme le Viet-Nam ne sont pas très transparents dans ces données.

En Arkansas, huit exécutions prévues en avril 2017 sont reportées

C’est un véritable camouflet pour le gouverneur de l’Arkansas, Asa hutchinson. Camouflet qui arrive sous plusieurs formes pour ces huit exécutions que le gouverneur avait planifiées entre le 17 et le 27 avril. Huit exécutions alors que l’état n’avait pas procédé à l’injection létale depuis plus de 10 ans.

D’abord, la juge fédérale Christine Baker a suspendu ces peines pour donner la possibilité aux condamnés de mettre en cause le mode d’exécution. En effet, le Midazolam arrive à péremption aux Etats-Unis. Or cette substance fait partie des 3 substances utilisées pour la mise à mort par injection.

D’autre part, les laboratoires médicaux qui produisent ces substances ont demandé à l’état d’Arkansas de rendre les produits en question car ils estiment ne pas avoir été prévenu de leur utilisation sur des humains. Certains ont d’ailleurs remboursé les factures et saisi la justice en précisant que leur contrat avec l’administration pénitentiaire ne comprend de produits utilisables pour la mise à mort.

Enfin, des condamnés ont obtenu des sursis pour cause de déficience mentale ou pour laisser un temps de recours.

L’Union Européenne, Amnesty, Human Rights Watch interviennent en Arkansas

Mercredi, le gouverneur avait reçu un message de l’Union demandant de commuer les peines de mort en réclusion à perpétuité. Les ONG aussi ont écrit au gouverneur, dénonçant

un déluge de mises à mort inédit

ou réclamant une

mise à l’arrêt urgente d’un tapis roulant d’exécutions

 

Aujourd’hui, la procureure et le gouverneur ont fait appel au niveau fédéral. Espérons que les résultats soient cohérents.

Selon Arkansas abolish, il y a actuellement 34 condamnés à la peine capitale dans cet état.

Peines de mort