Ils nous le disent tous : il n’y a pas de plan B. Ensuite, ils nous expliquent qui sera le meilleur pour prendre le relais quand François Fillon abandonnera (qui en doute encore ?)

Or à droite, il y a bien des choix de plan B.

D’aucuns affirment, non sans raison, que les perdants de la primaire ne peuvent y aller. C’est logique, la primaire, ce n’est pas une course avec un premier, un second, un troisième… Et quand le premier est disqualifié, le second monte sur le podium. Non, une primaire, c’est une disqualification de tous ceux qui n’ont pas gagné. Car les électeurs ont bien voté contre Sarkozy, Juppé, Poisson, NKM, Copé, Le Maire et les ont éliminés.

Mais au sein des Républicains (LR), il y a deux candidats qui n’ont pas été éliminés. Deux candidats à la présidentielle qui ont choisi de ne pas se présenter à la primaire de la droite et du centre.

Michèle Alliot-MariePlan B

D’abord, Michèle Alliot Marie qui s’est déclarée officiellement candidate le 8 décembre 2016. Son mouvement « Nouvelle France » a été lancé il y a plus d’un an.

Son programme se présente sous la forme d’un livre de lettres à la Nouvelle France. Lettres adressées à la France, à la Victoire mais aussi à des médecin, sportif, parlementaires …

L’ancienne garde des sceaux est une candidate européiste, gaulliste et elle souhaite redonner le pouvoir aux citoyens en réformant le référendum par exemple, en lui redonnant sa place, lancer un grand emprunt national pour rembourser la dette aux organismes étrangers et retrouver une indépendance financière.

En résumé, Michèle Alliot-Marie est plutôt à gauche sur l’échiquier LR en replaçant l’état dans un rôle stratégique.

Henri Guaino

Plan BEt puis, il y a Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, il est candidat depuis juin 2016. Lui non plus n’a pas participé à la primaire de la droite et du centre mais c’est surtout parce qu’il n’a pu obtenir les parrainages nécessaires.

Son programme est sur son site, Guaino217. Il est fermement opposé à celui de François Fillon qu’il va jusqu’à comparer au programme de Pierre Laval de 1935.

Il est notamment contre la destruction des emplois publics préconisés par le candidat de la primaire et il le dit aux maires à qui il demande leur parrainage :

Vous savez bien que l’effort pour couper aveuglément dans la dépense publique et supprimer des centaines de milliers de postes dans les fonctions publiques portera en priorité sur les territoires les plus fragiles de la ruralité et des périphéries urbaines.

 

Deux candidats plutôt à gauche de Fillon mais Républicains quand même, deux candidats qui commencent à s’exprimer médiatiquement. On a entendu Henri Guaino hier rappeler sur BFM qu’il n’a pas voté pour François Fillon et qu’il est candidat depuis l’an dernier.

Et si c’étaient eux le plan B ? Une petite primaire rapide pour les départager ou un accord entre eux et la campagne pourra repartir sur les idées plutôt que sur le PenelopeGate dont on fait les choux gras mais qui n’apporte pas grand chose au débat.

 

 

Crédits photo : Wikipedia, sites de campagne de Michèle Alliot Marie et Henri Guaino