La plupart d’entre vous me connaît et surtout, connaît mon parcours, mes batailles personnelles et politiques.
Pour les autres, on va résumer à un CV politique entamé au PS avec Arnaud Montebourg, au PG en 2008, dès la création et jusqu’en 2013 ou j’ai rejoint Nouvelle Donne que j’ai quittée en 2015.
Voilà pour les bases. Je passe sur les soutiens ponctuels ou occasionnels à des amis pour des opérations ou des élections. Je suis aujourd’hui PartyLess. Ou presque puisque je suis aussi membre d’En Marche qui est plus ou moins un parti.

Pourquoi ne pas soutenir un candidat de gauche ?

Parce qu’il n’y en a plus. Il n’y a plus de gauche. Petit balayage des partis :
  • LO – NPA etc… : no comment, je ne suis pas révolutionnaire
  • PG – FI : les dérives de la FI dans ses méthodes sur les réseaux sociaux qui ont un peu trop appris de la fachosphère, le non positionnement pathétique de Mélenchon entre les 2 tours, l’incapacité à rejoindre un rassemblement vainqueur à gauche, le programme qui se radicalise notamment sur l’Europe et l’immigration …
  • PC – PS : les bonnes idées de Hamon sont balayées pour ratisser un peu plus large mais le PS est mal barré. On verra au congrès, peut-être que j’irai faire un tour mais aujourd’hui, rien ne m’en rapproche. Quand au PC, je n’accroche pas, depuis longtemps à leur fonctionnement même si j’y ai pas mal d’amis.
Une vraie gauche, ça aurait été un rassemblement en février ou l’on aurait pris le meilleur de chacun pour avancer vers le futur . Un programme humaniste et tourné vers l’avenir avec des idées révolutionnaires pour le coup. Par exemple : un vrai Revenu Universel et une révolution écologique absolue. Mais ça voulait dire qu’il fallait le courage de laisser de côté les partis, tous les partis : EELV, PS, PC, PG, FI. Donc laisser tomber les sous qui arrivent avec les législatives et qui expliquent très bien comment sont bâties les stratégies. Une voix = un sou. La stratégie, c’est : il faut avoir des candidats partout, on s’en fout d’être élu si on fait alliance. Le principal c’est de prendre des voix pour avoir des sous. Beuh 🙁

Pourquoi soutenir Macron ?

En Marche

Logo officiel de En Marche

Autant un programme de gauche comme écrit juste au-dessus aurait demandé du courage et bien plus que des réformes. En effet, il aurait fallu une nouvelle République et une force énorme pour expliquer à nos voisins et partenaires quels étaient ces projets humanistes.
Comme il n’y a pas de programme de gauche, j’ai choisi un programme pragmatique. Un programme qui ne nous met pas toute l’Europe à dos. Un programme qui devrait améliorer nos finances même si elles ne sont pas trop mal finalement. Un programme qui s’appliquera rapidement grâce aux ordonnances (s’il y a une majorité présidentielle). Ce n’est pas un programme de Gauche, mais il n’est pas de droite non plus. Il a à cœur de remettre l’intérêt général en avant malgré tout, Emmanuel Macron a ce but ancré dans ses valeurs. Ce programme est juste adapté à la situation de la France aujourd’hui et à sa place dans la mondialisation.
Il nous fera donc probablement améliorer notre place dans les grandes puissances intégrées à la mondialisation. Revenir à une position forte en face de Merkel, Trump, Poutine, May, Trudeau ou même Erdogan. Au détriment d’un peu d’humanisme ? Peut-être est-ce un sacrifice ponctuel à faire si l’intérêt général est respecté.

Notre futur ?

Macron sera probablement un bon président, droit dans ses bottes. Il se plantera peut-être aussi complètement mais je ne le crois pas, il est très fin et très stratège. Il suffit de voir comment il a créé son gouvernement, qui il a placé autour du premier ministre et qui il a nommé dans les ministères. Il faut donc lui laisser une chance et ça se fait en lui donnant une majorité à l’Assemblée Nationale.
Une fois que ça ira mieux, moins de chômage, plus de stabilité, la fin du terrorisme quotidien, on pourra revenir à la recherche des perspectives d’évolution de l’humain. Car je crois toujours que l’évolution passe par la fin du travail et la fin de l’argent-roi. Le programme de Hamon (l’original, pas celui d’après la primaire de la BAP) était trop futuriste pour 2017 mais peut-être était-ce une base pour le futur de l’humanité.
Ce texte a été écrit pendant les législatives de 2017