Dans un article de Bastamag, le maire de Grenoble, Eric Piolle, envisage une candidature commune qui ne serait ni Hamon, ni Mélenchon, ni Jadot.

Eric Piolle avance l’impossibilité manifeste de retrouver un candidat de gauche au second tour s’il y a deux ou trois candidats. Dans l’état actuel des sondages, effectivement, même Benoît Hamon a peu de chances de dépasser Macron ou Fillon.

Il est vrai que l’histoire de l’élection municipale à Grenoble en 2014 pourrait en faire rêver plus d’un, même au Parti Socialiste. Rappelons nous, en 2014, la mairie est dans les mains du PS Michel Destot depuis presque 20 ans. Mairie qu’il a ravi à Alain Carignon, alors empêtré dans les affaires.

Destot a désigné son dauphin naturel, Jérôme Safar, son premier adjoint. Mais rien ne se passe comme prévu, les candidatures affluent, les alliances se font et se déchirent. Le Front de gauche ne ressemble à rien avec un PC qui soutient Safar et un PG qui, finalement, va soutenir largement Piolle, candidat EELV.

Tous les sondages donnaient Safar vainqueur mais le rassemblement des gauches a permis à Piolle de prendre la mairie le 30 mars 2014 et de constituer une équipe municipale multicolore qui fonctionne très bien avec une première adjointe, Elisa Martin, issue du PG.

Grenoble n’est pas la France mais il y a des similitudes

On ne peut pas comparer les deux, nous dira-t-on. Et pourtant si, il ne s’agit que de stratégies électorales, qu’il y ait 150.000 habitants ou 65.000.000, ça ne change pas grand chose. Ajouter les voix de Hamon, de Mélenchon et de Jadot, forcément, ça ne fera que rarement le compte juste. Mais ce sera toujours largement suffisant pour être au second tour.

Yannick Jadot évoquait hier dans l’Express une irresponsabilité historique, il a parfaitement raison. Cela ne sert à rien d’un côté de critiquer la vie socialiste de Hamon et de l’autre de fustiger le franc parler de Mélenchon. Il y a des différences sur certains points mais le fait que les deux candidats souhaitent une sixième République est un point de convergence prépondérant.

S’ils sont élus, une constituante lancera la création de cette VIème donc leur mandat sera réduit au temps nécessaire à cette réalisation.

Présenter une autre personne pour faire consensus ?

Eric Piolle propose Nicolas Hulot dans l’article de Bastamag. Il faudrait en tout cas une sorte de sage consensuel, qui ne soit pas empêtré dans la politique. Ce serait d’ailleurs probablement très positif que ce soit une femme.

Il n’y a plus qu’à trouver une volontaire prête à prendre la route de la campagne à moins d’un mois de la clôture des candidatures.

 

N’hésitez pas à proposer des candidatures dans les commentaires ci-dessous, on ne sait jamais 🙂

 

Crédit photo : Par Enzolesourt — Travail personnel, CC BY-SA 3.0