C’est un cadeau de fin d’année que l’ONU se décide à faire à la Palestine. Malgré l’abstention des Etats-Unis qui n’a pas apposé de veto, la résolution 2334 exige la cessation immédiate de toute colonisation. Le premier ministre israélien Netanyahu avait pourtant demandé ce veto :

Malgré l’opposition de Donald Trump, le président élu ayant essayé d’empêcher d’Egypte de présenter le texte, cette adoption est un tournant dans la politique de protection de l’état d’Israël par les Etats-Unis.

 

Selon les nations unies, le texte réaffirme que

Le territoire Palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem Est, n’a aucun fondement en droit

 

Carte de la situation en 2012. Territoire administré par Israël (en bleu clair) et par l’autorité palestinienne (en beige). Les terrains des colonies (en magenta).
Crédit photo : ONU – OCHA – Wikipedia

 

Diplomatie, paix, futur

Les membres du conseil ont par ailleurs affirmé qu’aucune modification aux frontières définies en 1967 – y compris Jérusalem – ne sera reconnue, sauf négociations entre les deux pays.

Ban Ki-Moon conclut ainsi son mandat de manière marquante. Lui qui sera remplacé en janvier par le portugais António Guterres, a affirmé l’importance de la résolution 2334 :

La résolution est une étape importante, démontrant le leadership si nécessaire du Conseil et les efforts collectifs de la communauté internationale pour reconfirmer que la vision de deux États est encore réalisable

C’est donc une résolution basée sur le futur, la diplomatie et la paix. Espérons que l’arrivée de Donald Trump et l’opposition de Benjamin Netanyahu ne changera pas la donne.


 

Mise à jour du 25 décembre :

Le premier ministre dénonce, dès la fin du shabbat, samedi soir, un texte anti israélien.

Insignifiant, absurde, biaisé et honteux selon Netanyahu, ce texte ne sera pas respecté par Israël pourtant décrite comme seule démocratie de la région. Le mur des lamentations est décrit comme étant en territoire occupé. « Délirant » pour Netanyahu.

Israël a rappelé ses diplomates en poste en Nouvelle Zélande et au Sénégal car ces pays ont soutenu l’accord. D’autres décisions de ce type comme le gel d’aides à certaines institutions de l’ONU pourraient avoir lieu.

Le premier ministre attend cependant une réaction de Donald Trump après son installation à la Maison Blanche.